Cireur de chaussures

Artigo por Manoli | Professor - 27 de Maio de 2019 #Collectivité et la société

La toute première fois que j'ai entendu parler de Brasilia et vu des images de la ville alors en construction, une ville sortant de rien au milieu du planalto Central brésilien, j'avais huit ans! J'assistais alors au film en noir et blanc de Philippe de Broca sorti en 1964 avec Jean Paul Belmondo. J'avais trouvé choquant quelque part, ce gamin dans le film, qui cirait les chaussures de Bebel à Rio. Mais des années plus tard, j'ai compris que cirer des chaussures au Brésil n'a pas de préjugé, ce n'est pas l'histoire d'un métier considéré comme honteux ni rétrograde. Un métier qui n'a rien d'épuisant comparé à certains métiers d'usine aux cadences infernales. Le cireur est son propre patron et décide comme n'importe quel artisan, l'heure à laquelle il veut et peut travailler. Il est libre! On ne traite pas mal un cireur de chaussures. Souvent s'installe une complicité entre le cireur et le ciré qui discutent de tout et de rien. Non il n'y a rien de dégradant à cirer les chaussures des autres. Cirer des chaussures au Brésil n'est pas rendre esclave! 

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